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Les trucs à savoir avant ton rendez-vous Tinder avec une personne bie

…pour éviter qu’ielle se casse au bout de 5min.

1) C’est pas une phase

Ca peut l’être, car toute sexualité peut être fluide, et c’est ok 🌈. Mais c’est dénigrant d’employer cette notion de fluidité pour invalider l’orientation sexuelle de quelqu’un. Et c’est une sacré claque dans la gueule quand ca vient de la communauté queer, qui devrait comprendre à quel point cet argument est violent.

2) Tout le monde n’est pas “un peu bi dans cette génération”

Le paradoxe des clichés me surprend encore : d’un côté on existe pas, mais de l’autre, “tout le monde est un peu bi”. Peut-être qu’il y a plus de bi·es dans ta vie car plus la société évolue, moins les gens se cachent. Et c’est vrai que les bi·es constituent la majorité de la communauté queer (c’est pas un concours mais high-five quand même 🙌). Cela n’empêche pas qu’il y a aussi des gens très hétéros, très gay, très pan, très asexuels, etc etc. Et c’est beau, la diversité !

3) On s’en bats les ovaires que tu sois une gold star

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Arrête, c’est gênant. C’est pas de la culture lesbienne. C’est de la biphobie. C’est du cissexisme. Et j’avoue ne pas avoir la patience d’aller plus loin tellement ça m’irrite mais j’ai trouvé deux articles clairs à ce sujet, si tu te demandes pourquoi. Ils sont en anglais, mais tu peux les copier/coller sur deepl si besoin.

4) Les bies ne sont pas plus infidèles, et n’ont pas deux fois plus d’options.

Deux fois zéro, ça fait toujours zéro (#bijokes)

Les gens qui trompent leurs partenaires et mentent sont pas sympa, je suis à 100% avec toi sur cette idée, mais cela n’a rien à voir avec leur orientation, alors ne projette pas les insécurités de ton couple sur les bi·es.

D’où vient ce cliché d’infidélité ? Peut-être du stéréotype que les bi·es ont plus d’options ou sont attirées par tout le monde. Penchons-nous là dessus : lorsque tu entres dans une salle pleine, es-tu attirée par tout le monde ? Très probablement pas. Les bi·es non plus. Iels peuvent être attirés par des personnes d’identités de genre différentes. Il se peut que le montant total de gens qui les attirent soit le même que le tien. Peut-être même plus. Peut-être même moins. Qui sait ? Pas toi en tout cas 🤷‍♀️ La question de la quantité d’options ne dépend pas de l’orientation.

5) Tu n’as pas à demander le “pourcentage”

C’est probablement une des questions inappropriées les plus fréquentes que les bi·es doivent subir (en dehors de l’invitation au plan à 3 à l’instant où tu déclares bi·e) : “Mais tu as été plus souvent avec des femmes ou des hommes ?” Comme si la personne en face cherchait à pouvoir se dire si ça penche du côté hétéro ou homo de la force. Sauf que ce pourcentage ne change rien à l’identité de quelqu’un.

Etre bi·e ne signifie pas 50% hétéro + 50% homo. C’est une identité complète, à part entière. Et le “pourcentage” de quelqu’un ne te regarde pas. Anne Borges a fait des petites chartes pour visualiser cela :

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Petite parenthèse au cas où une une personne en questionnement de la légitimité de son identité bi lit cet article : sache qu’il y a une infinité de façons d’être bi·e, tu n’es pas un·e imposteur·e. Tu n’as pas besoin de soumettre une Preuve Officielle de ton passé sexuel pour être 100% agréé par le Conseil des Bisexuel·les et être éligible à nos picnics secrets. En fait, tu n’as pas à prouver quoi que ce soit pour être bi·e. Il n’y a qu’une seule personne qui doit valider ton orientation : c’est toi. Voici deux articles qui pourraient t’être utiles, écrits par une chercheuse féministe bi que j’adore (Melissa A. Fabello).

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