Femme, femelle de l’humain.

On nous apprend que le masculin est à la fois masculin et neutre. Le féminin, lui, n’est que féminin. J’explore les conséquences de cet enseignement, à travers les écrits de deux (socio)linguistes et une psychologue.

La notion d’animalité du féminin

C’est notamment illustré par les définitions d’animaux femelles : lorsque la jument est décrite « femelle du cheval », cela reflète que la femelle appartient au mâle plutôt qu’à l’espèce, et que le mâle est en fait l’espèce.

Ainsi, Michard (2012) interprète les dissymétries dans la langue en tant qu’effet discursif de la structure linguistique qui représente les sexes de telle manière : humain mâle/femelle de l’humain. Cette représentation idéologique et sémantique est révélatrice du rapport d’appropriation qui a été naturalisé : “dans ce schéma, le sexe est conceptualisé en termes d’être pour les dominées, et en termes d’avoir pour les dominants. Ce schéma est formalisé sur tous les plans du matériau linguistique”(p. 36).

Le masculin s’approprie l’universel, mais il n’est pas neutre

Nommer la norme

Références

Lips, H. (2010). A new psychology of women : Gender, culture and ethnicity. (3ème éd.). Long Grove, United States : Waveland Press, Inc.

Michard, C. (2012). Rapport de sexage, effet idéologique et notion de sexe en français. Dans La face cachée du genre : langage et pouvoir des normes. Paris, France : Presses Sorbonne nouvelle.

Yaguello, M. (2002). Les mots et les femmes. Essai d’approche sociolinguistique de la condition féminine. Paris, France : Éditions Payot & Rivages

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