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On nous apprend que le masculin est à la fois masculin et neutre. Le féminin, lui, n’est que féminin. J’explore les conséquences de cet enseignement, à travers les écrits de deux (socio)linguistes et une psychologue.

La notion d’animalité du féminin

Pour la linguiste Claire Michard, l’emploi du féminin et du masculin dans la langue est une “extension de la catégorisation par le sexe”. Elle s’inscrit dans la lignée de Monique Wittig, pour qui la féminisation n’entraîne qu’un genre, le genre féminin, face au masculin qui demeure la référence générale, l’humain absolu. …


J’ai l’impression que c’est une idée acquise : le français serait sexiste et nous, humains progressistes, tentons de le modifier pour le rendre plus inclusif ✊ Et si c’était le contraire ? Et si le français était égalitaire et que la misogynie venait de la manière dont on l’emploie ?

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Le féminin n’est pas un dérivé du masculin

Je vais parler de grammaire, mais c’est pas long, promis !

Beaucoup de grammaires présentent les mots féminins comme des simples dérivés des mots masculins. Des chapitres entiers sont dédiés à la “formation des féminins”, pour laquelle il suffirait d’ajouter un -e. …


…no, I will not apply. I replied privately to four of you already, and I thought I’d make this public to avoid any misunderstanding : I’m not interested. I work incredibly hard. I am proud of my career so far and I plan on taking it further. I’m also interested in social change, as you claim to be, and that is precisely why I won’t try to be a part of the 40 under 40. That doesn’t mean I’m not ambitious. It just means I have enough privilege to skip misogynistic programs.

Some context, in case you missed it :

Capture d’écran de L’Echo
Capture d’écran de L’Echo
Capture d’écran de L’Echo

Three white men decide to launch a 40 under 40 network. They gathered a jury of 40 experts which are — you guessed it — mostly cis men. …


Je ne sais pas s’il existe une plus grande frustration que celle d’une mort qui aurait pu être évitée.

Aujourd’hui, Louiza est décédée. Elle a été assassinée par son ex-mari, contre qui elle avait porté plainte plusieurs fois — des plaintes qui n’ont pas été prises au sérieux.

Aujourd’hui, nous pensons à elle, à ses proches, et particulièrement à ses trois enfants.

Mais en Belgique, nous n’avons pas le luxe d’être uniquement en deuil. Nous devons rapidement retrousser nos manches et faire le travail que l’Etat refuse obstinément de faire : attribuer à Louiza le numéro 17.

Elle est la 17ème victime de féminicide cette année. Dans d’autres pays, les féminicides sont entrés dans le code pénal en tant que condition aggravante. En Belgique, on ne recense même pas les chiffres. …


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La recherche Google que personne ne fait

On accuse souvent les féministes de vouloir changer la langue en la féminisant. Qu’est-ce qu’on fait mal aux yeux, avec nos “autrices” et “cheffes” ! Pourtant, personne ne parle du grand massacre de la langue… par les machos.

L’histoire en trois minutes

Comment ils ont tué les noms féminins

La langue française disposait auparavant d’une panoplie de féminins qui ont désormais disparu: philosophesse, vainqueresse, capitainesse, défenderesse, peintresse, etc. Alors, ils sont passés où, ces mots ?

Au 17ème siècle, l’Académie française entreprend une série d’actions volontaristes : des évolutions forcées, contraires au développement naturel de la langue (c’est-à-dire au laisser-faire de l’usage).

Elle commence par décider de “neutraliser” les sonorités : de faire en sorte qu’on entende moins les mots féminins. En gros, ils se sont dit : “on a qu’à dire que les mots qui finissent en e valent aussi pour les femmes, supprimons les termes tels que philosophesse”. Ensuite, ils ont été plus loin… en proposant d’éradiquer tous les noms féminins (surtout ceux de métiers prestigieux, parce que les femmes qui entrent dans des bastions masculins c’est compliqué pour eux, tu vois). …


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Je ne veux plus jamais qu’on me sorte “oui mais d’après l’Académie française…” quand j’emploie un terme militant ou l’écriture inclusive. Je n’en ai rien à faire. Vraiment. Voici pourquoi c’est la plus risible des références.

Il était une fois, une Académie composée de mecs cis blancs qui avait pour but de créer 4 ouvrages : un dictionnaire, une grammaire, une poétique et une réthorique. Ces deux derniers n’ont jamais vu le jour. La grammaire est parue après 296 ans d’attente (littéralement) pour ensuite être tellement critiquée qu’elle ne sera pas renouvelée. Il nous reste donc…

…le dictionnaire, cette grosse blague.

Contrairement à d’autres dicos, il a un but normatif et non descriptif, cela signifie qu’il ne t’explique pas les mots que tu emploies déjà, mais plutôt qu’il fait une sélection des mots que tu devrais employer. …


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J’ai testé pour vous : parler non-stop de féminisme dans un bastion masculin. Le résultat ? Une liste des 7 managers-types que l’on rencontre inévitablement quand on lance ces conversations, car les réactions maladroites (c’est le nouvel euphémisme de sexistes) sont en fait toujours les mêmes…

1. Celui qui nie que le sexisme existe car ses employées n’ont jamais abordé le problème

Ses développeuses ne lui ont jamais rien dit : la preuve absolue que c’est pas vrai toutes ces histoires de discriminations.

Je sais que dans les startups, la petite taille des équipes, l’ambiance de travail décontractée et la volonté de porter un projet ensemble font que les barrières professionnelles peuvent paraître floues. Mais même un environnement de travail muni d’une table de ping pong et de pizzas ne compense pas le rapport hiérarchique inhérent de la relation employeur-employé qui entrave un discours entièrement libre de contraintes. …


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RailsGirls event by Ruby Belgium. Photo credit : Le Soir

I manage a coding school. Several times per month, we give workshops to introduce people to the world of programming. Most of the time, they’re given by one of our alumni who wants to share their knowledge. They’re free and people are enthusiastic to get a hands-on approach to something that is oftentimes entirely new to them.

We noticed, however, that our attendees are mostly cisgender white men. We tried changing the day, the time, the location : nothing seemed to make a difference. We were committed to host a more diverse group though. 75% of tech positions are held by men, and since we train the people who will join the industry, we have the power to positively contribute in bringing more diversity to tech teams. …


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The startup tech industry is forgetting women exist. Again.

It’s Wednesday morning and I am sitting at my desk, sipping coffee, as I come across yet another invitation to an all male panel. This one is organized by a major player in the tech field and a state-funded startup incubator. Peeps, I’m tired.

I run a coding bootcamp for aspiring entrepreneurs, which means I navigate through the friendly world of startups and developers daily. When I first started working in this wonderful industry, many men expressed how happy they were to see more women involved. I felt welcomed, and relieved to witness that the blatant lack of gender diversity was a recurrent topic. …

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